_QLD_suite et fin d'un vagabondage estival_
Je reprends un blog quelque peu délaissé pour finir le conte estival…
Donc, j’en étais arrivée à Sydney.
De retour dans cette belle ville, je me suis un peu promenée pour en apprécier l’architecture, mais j’ai finalement pas mal traîner, pour différentes raisons : coup de mou après presque deux mois de voyages et puis grosse crève !
J’ai quand même réussie à me traîner jusqu’à Bondi, une fameuse plage à surf de Sydney, et puis me perdre dans Paddington, quartier branché fort sympathique. Je prends finalement mon bus pour remonter vers le Nord et les chaleurs promises.
Première étape à Byron Bay, ou je retrouve mon hôte avec qui j’ai eu une très bonne entente. Photographe et cavalière, nous avions pas mal de points communs et de belles discussions en perspective.
Elle habitait dans une ancienne étable, réaménagée avec beaucoup de charme, perdue dans un pré. A Byron, j’ai profité d’une magnifique ballade côtière pour me rendre au point de l’Australie situé le plus à l’Est, admirer les dauphins et la pointe du Capitaine Cook, profiter de la plage, et des températures plus estivales ! De retour en compagnie de mon hôte, nous sommes allées voir une compétition de chevaux (eh oui ! on ne se refait pas…), mais complètement différente que ce dont je suis habituée. Compétition de tri de bétail, qui consistait en gros, a une dizaine de veaux dans un corral, le cavalier rentrer et désigne un veau au jury. Il doit ensuite séparer ce veau de ces compères, puis le jury ouvre les barrières pour que le cavalier fasse effectuer une huit de chiffre au veau, délimité par des piquets, puis le faire passer dans une ‘porte’, soit deux piquets. Donc très intéressant ! Et ce qui l’est d’autant plus, c’est que le seul cheval que je trouvais vraiment intéressant, est celui qui a gagné la compétition.
Comme quoi les bons chevaux, ils sont bons dans toutes les disciplines !
Après cette intermède de Byron, je continue mon chemin pour remonter vers Brisbane, avec un arrêt incontournable à Surfers Paradise. Non pas qu’il y ait tant a faire, mais le nom est mythique ! Et effectivement il n’y avait rien à faire…
Je poursuis donc mon chemin jusqu'à Brisbane.
Enfin complètement rétablie de ma crève, je parcours la ville en long en large et en travers, et l’apprécie franchement. Deuxième ville après Melbourne, que j’apprécie vraiment pour son architecture et encore plus pour son urbanisme. Brisbane est une des seules villes de la côte Est à ne pas se situer sur le littoral, mais sur un bras de rivière à une trentaine de bornes du Pacifique. Du coup, on note un vrai travail d’urbanisme pour valoriser les berges et y créer un lieu très agréable.
De Brisbane je remonte toujours plus au nord pour Airlie Beach. Seulement, la route étant vraiment trop longue, je prends un bus de nuit, marque une pause a Rockhampton, pour continuer ma route le lendemain.
Je passe alors une journée, plus qu’agréable dans cette petite ville de Stockmen, comme on appelle les fermiers du Queensland. Temps radieux, belle ballade aux portes de l’Outback, chaleurs significatives, jardin botanique luxuriant….
Je continue le lendemain pour Airlie Beach. Mon hôte, qui vit sur un bateau me récupère à l’arrêt de Bus. Nous embarquons, puis mettons les voiles pour l’Archipel de Whitsunday, sur un très beau Tasmanian Ketch. Quillard en bois, qui servait au transport de bois dans une vie antérieure.
Les quatre jours suivants ont été paradisiaques... Première nuit à Hook Island, belle navigation le lendemain pour aller a Whiteheaven Beach, plage archi-connue pour son sable blanc, qui n’est autre que du silice pur, avec la visite d’une baleine blanche et son baleineau le long de la coque, les nombreuses tortues au matin, qui remontent à la surface pour reprendre leur souffle après avoir passé une nuit immergées… bonheur, bonheur !
Il faut finalement rentrer au port de Airlie le dimanche, car c’est l’anniversaire du meilleur pote de notre hôte, et donc un bon barbecue a l’Australienne est prévu. Sur le chemin du retour, alors que nous avions les lignes de sorties depuis le premier départ, une des lignes à une touche. Quelques quarante minutes de bagarre plus tard, nous remontons à bord un magnifique Spanish Macquerel d’une trentaine de kilos. La vraie pêche au gros en somme ! Du coup, nous nous empressons de téléphoner à la personne chez qui avait lieu le barbecue pour lui signaler qu’il ne fallait rien acheter, et que nous avions à manger pour un régiment !
Des bons steaks de poisson frais sur un bon feu de bois… on ne pouvait mieux finir ce séjour à Airlie !
Puis, je reprends ma route avec une nouvelle journée dans les transports pour rejoindre Townsville et Eneour.
Au programme, l’aquarium, de belles ballades, dont une journée en vélo sur Magnetic Island qui m’a fait penser à la Corse, du barbotage avec masque et tuba pour m’émerveiller des coraux, des bonnes soirées à papoter… la belle vie.
Enfin, de nouveau dans le bus, pour ma dernière étape à Cairns. Derniers jours, toujours aussi merveilleux, partagés entre plage, baignades, ballades. Un petit tour à Port Douglas, puis une dernière journée passée dans un parc national Aborigène pour un festival de Reggae en compagnie de copains d’Eneour montés à Cairns pour cette occasion.
Il faut, refaire son sac une dernière fois, et puis prendre son envol pour un retour au pays… pas trop déçue de partir pour le coup car les températures et l’humidité commençaient à devenir difficilement supportables (38°C en plein hiver, ca fait pourtant rêver…), puis décollage de Cairns, escale a Darwin, escale a Singapour, arrivée à Paris la tête en vrac, mais remplie d’images et des étoiles plein les yeux…
Une belle parenthèse estivale pour l’année 2008, déjà à me projeter dans les vagabondages en devenir.
